Octobre 1934

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La guerre d'Espagne
Origines et conséquences
(Site évolutif)

NOM : BERNERI
PRÉNOM : Camillo
Nationalité : Italienne
Date de naissance : 28/05/1897
Lieu de naissance : Lodi (Italie)
Date de décès : 5/6/1937
Lieu de décès : Barcelone
Tendances politiques :

Résumé de la biographie :

Jeune socialiste, Berneri se trouvait en Suisse pour perfectionner son français lorsqu’éclata la Première Guerre. Il fit à Genève la connaissance de Louis Bertoni. De retour en Italie, il poursuivit sa propagande antimilitariste mais passa trois ans à l’armée, ce qui ne l’empêcha pas de se marier en 1917 avec Giovanna Caleffi et d’entreprendre des études de philosophie. Il collaborait très activement à la presse anarchiste, débattant en particulier avec Luigi Fabbri et Errico Malatesta sur la nature de l’URSS et sur le syndicalisme. En avril 1926, il s’exila à Nice où il resta jusqu’au début de l’année suivante ; puis, avec sa femme et leurs deux filles ( Marie Louise et Giliane Berneri), ils s’établirent à Saint-Maur-des-Fossés en banlieue parisienne. Berneri se consacra alors à dénoncer les infiltrations fascistes dans les milieux exilés, dont il sera lui-même victime. Arrêté une première fois en avril 1927, après la conférence internationale de L’Haÿ-les-roses (voir Makhno, ainsi que la participation de Berneri au débat sur l’organisation), il fut dès lors étroitement surveillé par la police. Le 11 décembre 1928, il fut expulsé de France et, jusqu’en 1930, ne cessa d’être harcelé par les polices belge, française, hollandaise, allemande et luxembourgeoise, au cours d’exils et de séjours en prison successifs. Il n’obtint de permis de séjour en qu’en France en 1935, peu avant de partir pour l’Espagne. Il continua toutefois de publier abondamment dans la presse anarchiste de langue italienne, en Suisse, aux États-Unis et en France. Après plusieurs voyages en Espagne, il s’établit à Barcelone où il créa la section italienne de l’A.I.T. et participa à la création de la section italienne de la colonne Ascaso, dont il fut délégué politique. Il ne resta pas longtemps au front ; de retour à Barcelone il prit en mains les émissions en italien de la radio et, depuis le 9 octobre, publia l’hebdomadaire “Guerra di Classe”. En novembre, il s’opposa à la militarisation et à l’entrée de la CNT au gouvernement sans toutefois condamner les ministres anarchistes, gardant l’espoir qu’ils fassent avancer la cause révolutionnaire : en avril 1937, dans sa lettre ouverte à Federica Montseny, il réclamait une prise de position claire contre les manœuvres des communistes et de leurs alliés. Le 5 mai 1937 au soir, une patrouille vint arrêter chez eux Berneri et son ami Francesco Barbieri ; leurs cadavres furent retrouvés dans la nuit. Durant les évènement de mai 1937 à Barcelone entre communistes, poumistes et anarchistes firent, estime t-on, environ 500 morts et 1000 blessés. Certains furent assasinées par des commandos contre-révolutionnaires. Camillo Berneri qui aurait pu être un espoir du mouvement libertaire italien et international, était détesté autant par les fascistes que par les communistes, mais il est fort probable qu’il ait été la proie de l’O.V.R.A. police secrète de Mussolini). Ouvrages de Camillo Berneri : “Guerre de classes en Espagne”, Nîmes 1938 – “Œuvres choisies”, Paris, 1988

Sources bibliographiques :

“Œuvres choises”, Camillo Berneri, Editions du monde libertaire, 2006 – “Le Maitron” dictionnaire biograpique mouvement ouvrier mouvement social – “Le mouvement anarchiste en Espagne”, Les éditions libertaires, 2006

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