Résumé de la biographie :
Après les premières années passées dans sa ville natale, Rafael Alberti s’installe à Madrid, en 1917, avec sa famille. Il abandonne ses études pour se consacrer à la peinture et fréquente assidument le musée du Prado. Mais à la mort de son père en 1920, durant de longs mois de réclusion que lui impose une maladie pulmonaire, il sent naitre en lui une autre vocation, plus forte, celle de la poésie. Il obtient le prix au Concours National de Littérature en 1925, il n’a alors que 23 ans. Il fréquente alors la résidence des Etudiants de Madrid et se lie d’amitié avec les poètes et les artistes comme Juan Ramon Gimenez, Federico Garcia Lorca, Luis Cernuda … En 1930 ses convictions se précisent. Cette même année il fait la connaissance de la poétesse Maria Teresa Leon, qu’il épouse. Au retour d’un voyage en France, en Allemagne, en URSS, il s’engage nettement dans le combat social et politique et adhère au P.C.E. . Il regroupe autour de lui bon nombre de compagnons et fonde en1933, la revue antifasciste “Octubre”. Une profonde amitié va le lier à Pablo Neruda, nommé Consul à Barcelone, puis à Madrid. Après les évènements en Asturies d’Octobre 1934, il fait une tournée avec sa femme, aux États-Unis et à Cuba pour recueillir des fonds au profit des mineurs asturiens. Lorsque éclate la guerre civile, il est nommé secrétaire de L’Alliance des intellectuels Antifascistes et fonde la revue El Mono Azul (Première parution en Aout 1936, 47 numéros seront publiés). Puis il organise le congrès International des Écrivains Antifascistes qui se tiendra à Valence, puis à Madrid et à Barcelone, en 1937. De 1939 à 1977, il s’exile en France, en Argentine puis en Italie. Il reçoit en 1990 les insignes de docteur Honoris Causa de l’université Michel-de-Montaigne Bordeaux-III. Il devient solidaire de la Révolution sandiniste, au Nicaragua. Il se rend à Managua pour l’inauguration du Théâtre populaire Rubén Darío après l’arrivée au pouvoir du Front sandiniste de libération nationale. Il rencontre par ailleurs deux fois Ernesto Cardenal : ils font d’abord connaissance lors d’une rencontre d’écrivains à Berlin avant la révolution ; puis, alors que Cardenal est ministre de la culture du Nicaragua, ils inaugurent ensemble une exposition de peintures latino-américaines en Espagne. Quelques œuvres d’Alberti : Marinero en tierra (1925), La amante (1926) et El alba del alhelí (1927), Cal y canto (1929, écrit entre 1926 et 1927), Sobre los angeles (1929), Consignas (1933), De un momento a otro (1937), A la pintura (1948) …